Le barefoot, du ski nautique pieds-nus

Sport de glisse extrême populaire aux États-Unis et en Europe, le barefoot se différencie de ses pairs par l'absence totale de planche ou de skis. Sensations fortes garanties !
Soigner l'atterrissage, soigner l'atterrissage, soigner...

Variante spectaculaire du ski nautique, la discipline est née en Floride en 1947 sous l'initiative d'un certain A.G. Hancock. Âgé de 17 ans, le jeune homme décide de laisser de côté ses skis et de se faire tracter pieds nus par un bateau à moteur. Il n'en faut pas plus pour donner naissance au barefoot. Trois années plus tard, la première compétition voit le jour dans un parc d'attractions de la côte Est des États-Unis, le Cypress Gardens Adventure Park. Aujourd'hui, ce sport de glisse compte des milliers de licenciés.

Une sensation de vitesse incroyable

Plus la surface de contact avec l'eau est restreinte, plus la vitesse est accrue. Les surfeurs et les kitesurfeurs s'en sont rendus compte avec le Foilboard. Le constat est le même avec le barefoot. Les 60 km/h aperçus en ski nautique paraissent presque dérisoires à côté des 80 km/h enregistrés avec cette discipline. Les amoureux de sensations extrêmes sont aux anges. Tracté à une telle vitesse, un équilibre et une condition physique irréprochables deviennent essentiels. Les écoles de formation préconisent d'ailleurs d'avoir d'excellentes bases de ski nautique avant de s'initier aux rudiments du barefoot.

Les différentes disciplines du barefoot

Comme pour le parachutisme ou le roller, ce sport de glisse peut s'aborder de plusieurs manières :

Le slalom : le barefooter doit slalomer entre des bouées situées de part et d'autres du bateau. Elles sont réparties sur deux parcours qui se terminent en une quinzaine de secondes chacun. Difficulté supplémentaire, à l'origine de 23 m, la distance entre le pratiquant et l'engin à moteur diminue au fur et à mesure de l'épreuve.

L'acrobatie : à nouveau deux parcours de 15 secondes chacun. Le sportif doit effectuer des figures spectaculaires comme les rotations à 180° ou le 720°. Soigner l'atterrissage est primordial pour éviter les blessures et marquer le plus de points.

Le saut : le pratiquant doit franchir un tremplin d'une hauteur de 45 cm et atterrir le plus loin possible. La vitesse maximale est bloquée à 72 km/h. Chaque participant dispose de trois essais.

Le combiné : un subtil mélange des trois disciplines précédentes.

Si le barefoot ne suffit pas à rassasier le sportif de l'extrême qui sommeille en vous, il est temps de se tourner vers le wakeboard, le kneeboard et le wakeskate.

Avant de parvenir à ce résultat, de longues heures d'entraînement sont (malheureusement) nécessaires.
Avant de parvenir à ce résultat, de longues heures d'entraînement sont (malheureusement) nécessaires.