Le Freeline : un sport hybride entre roller et skateboard

Venu tout droit de Californie, le Freeline Skate commence à faire des émules en Europe. Présentation de ce nouveau sport urbain.
Des jeunes pour qui tout roule en freeline skate.

À l'image du Bading, un skate sans skate, le Freeline repense la glisse urbaine en se passant de planche. Cette pratique est née à San Francisco en 2003, sous l'impulsion du designer Ryan Farrelly, qui a imaginé ces " pads " (des petits plateaux carrés) pour descendre et monter les rues abruptes de sa ville. Désolidarisées, ces deux plaquettes en bois sont chacune montées sur deux roulettes, mesurent 16 x 13 cm et ne recouvrent que la moitié des pieds, lesquels ne sont pas fixés. Les roues ressemblent à celles du skate, sauf qu'elles sont orientées vers l'extérieur. D'ailleurs, il y a un " pad " destiné au pied gauche et un pour le droit. Un accessoire d'aspect ultra simple qui coûte autour de 80 euros.

Un sport qui exige équilibre et déhanché

Plus minimaliste que le skate et le roller, le Freeline n'est pas forcément plus facile. Les riders confirmés l'avouent eux-mêmes : il faut un petit temps d'adaptation pour pratiquer cette nouvelle discipline à roulette. Le plus délicat ? Le mouvement intérieur/extérieur nécessaire pour avancer qui demande un sacré déhanché. Il s'agit du même geste que pour le streetboard (ou snakeboard), sauf que la planche est coupée en deux, ce qui requiert davantage d'efforts pour trouver l'équilibre. Rassurez-vous : une fois maîtrisé, ce sport dévoile son côté fun. Il se pratique comme simple déplacement, sur route, en pente ou descente, mais aussi en skate park. Comme pour les autres disciplines de rue, il est ouvert au freestyle et permet d'enchaîner des tricks (figures) : rouler sur un pied, récupérer le pad en mouvement, croiser les jambes, les décroiser, pivoter sur soi, etc. Des possibilités qui ont déjà séduit la Belgique et font de plus en plus d'adeptes en France. De quoi troquer votre vieille planche contre ces deux " pad " tendance.