Le Freeride : quand le VTT fait du hors-piste

Flancs de montagne, forêts ou canyons... Qu'importe le décor, l'idée du VTT extrême est de foncer hors des sentiers battus.
Un joli "no hand" au milieu d'un canyon.

Proche de l'enduro et de la descente, le freeride est dénué de toute règle. Le but ? Chercher l'adrénaline à tout prix. Le terme était utilisé à la base par les skieurs mais a ensuite été déposé par une marque de VTT américaine pour un modèle destiné à cette pratique extrême. Depuis, il sert à désigner avant tout un état d'esprit : celui d'aller toujours plus vite, de sauter de plus en plus haut et d'explorer des territoires encore vierges.

Un sport réservé aux vététistes confirmés

Une telle discipline exige un certain degré de polyvalence puisqu'elle mélange à la fois la descente, l'enduro et la randonnée VTT, le tout avec un maximum de sensations fortes. Évidemment, ce genre de pratique est destiné aux casse-cou les plus confirmés. On ne débarque pas dans ce sport du jour au lendemain car il exige une grande technique, une certaine force physique et de l'endurance – en sus d'un minimum d'inconscience –, surtout lorsqu'il s'agit de s'aventurer en terrain dangereux. Autant dire qu'un certain nombre d'accessoires sont indispensables, à commencer par le casque intégral, mais aussi un VTT capable de supporter des sauts d'une dizaine de mètres. Il existe aujourd'hui des compétitions de freeride, tels que le Freeride Tour VTT et le Freeride Mountain Bike World Tour. Ces rendez-vous sont l'occasion pour les compétiteurs de se disputer le titre de la descente hors-piste la plus rapide ou encore du plus beau saut de canyon, au cours duquel quelques figures de BMX sont parfois réalisées. De quoi assurer un spectacle à couper le souffle.