Les poils favorisent-ils la transpiration ?

Un coup de chaud dans le métro ? De leur faute. De grosses auréoles sous les bras ? Encore l'un de leurs mauvais tours. Une sudation importante sans raison ? Dans le mille, toujours eux. Bouc émissaire de premier choix, les poils ne sont pas, malgré les idées reçues, l'ennemi tant redouté. On vous explique pourquoi.
Dans le sport comme au quotidien, les poils ne vous veulent aucun mal messieurs. Bien au contraire !

Les raisons qui nous font suer sont multiples. En cas de surpoids, en réponse à l'absorption d'aliments épicés - la sudation gustative -, lors d'une vive émotion... la liste est longue. Pourquoi vouloir la surcharger davantage ? Même présents en grande quantité sur notre corps, les poils ne sont pas responsables de notre sudation. Pour preuve, les imberbes transpirent autant que les hommes poilus. Les poils ont en revanche un rôle bien précis : celui de thermorécepteurs. Kézako ? Pour fonctionner correctement, le corps doit maintenir une température interne autour des 37°C. On parle d'homothermie. Pour y parvenir, des thermorécepteurs - comme les poils et la peau - sont chargés de détecter les éventuelles variations thermiques extérieures. En fonction des données reçues, l'organisme réagit en conséquence. Et déclenche bien souvent le processus de transpiration. Pointer du doigt notre pilosité est donc évitable.

Les poils contribuent à l'apparition des mauvaises odeurs corporelles

Ils ne nous font pas transpirer mais peuvent parfois nous jouer des tours. Sentir mauvais des aisselles ou de l'entrejambe n'est pas nécessairement dû à un manque d'hygiène. En cas d'émotions intenses comme le stress, les glandes apocrines - situées au niveau des plis axillaires - sécrètent une sueur épaisse riche en protéines et en sébum. Cette transpiration est particulièrement appréciée des bactéries. C'est en se nourrissant de cette sécrétion emprisonnée dans les poils qu'elles dégagent de mauvaises odeurs. Pulvériser un déodorant efficace comme le corps intégral frais 48h de Mennen et débroussailler un éventuel surplus de pilosité permettent d'atténuer efficacement les émanations désagréables.

Faut-il contrôler sa pilosité corporelle ?

D'un point de vue féminin, les poils décupleraient la virilité d'un homme. A condition qu'ils soient situés au bon endroit et évitent d'être envahissants. Oui pour un torse, des aisselles et des jambes légèrement velus mais interdiction formelle de les voir apparaître sur le dos et sur les épaules. Il va donc falloir élaguer en conséquence. Même constat chez les personnes touchées par l'hyperpilosité. Un taux de testostérone plus élevé que la moyenne, la prise de médicaments à base de corticoïdes ou, dans les cas les plus rares, un dérèglement hormonal comme l'hypertrichose peuvent décupler la pilosité corporelle. Si avec le troisième exemple il est préférable de consulter un spécialiste, pour les autres, c'est un jeu d'enfants. Un coup de tondeuse électrique au niveau des aisselles, du torse et des jambes et un rasage intégral sur les épaules et dans le dos suffisent à dompter votre pilosité corporelle. Et ce, sans vous faire perdre une once de masculinité.