Speed Riding : entre ski et parapente

Dévaler les flancs de montagne à tout berzingue sans être lesté par l'apesanteur, c'est le miracle du Speed Riding, un sport hybride entre ski et parapente.
Skier plus vite et plus haut, c'est possible grâce au Speed Riding.

L'hiver approche, c'est le moment de découvrir le Speed Riding. Ce sport de montagne permet de descendre en ski des pentes enneigées tout en étant attelé à une aile de parapente. L'avantage ? Il donne la possibilité de rider dans des endroits qui ne sont pas accessibles dans la pratique du ski traditionnel. En déjouant les contraintes de l'apesanteur, on peut alors survoler des zones risquées et effectuer des figures acrobatiques. Comme tous les sports extrêmes, le Speed Riding nécessite un minimum de formation. La toute première école au monde est apparue en 2004 à la station française de Valfréjus. Gérée par la Fédération française de vol libre (FFVL), cette activité compte désormais pas moins d'une cinquantaine de structures pour les skieurs qui souhaiteraient s'initier à cette discipline.

Les règles de base du Speed Riding

À la différence du snowkite, une variante hivernale du kitesurf, le Speed Riding n'a pas besoin du vent mais nécessite une petite aile de parapente et une sellette. Plus le rider est expérimenté, plus il cherchera à utiliser une surface de voile plus petite – elles vont de 16 à 8 m². L'intérêt est de contourner les zones rocheuses d'une montagne en décollant plus vite et de pouvoir atterrir avec maniabilité et à toute vitesse sur les flancs enneigés. La pratique de ce sport requiert donc un très bon niveau en ski – classe 3 indispensable – et quelques précautions – le port d'un casque est obligatoire. Chaque année depuis 2012, la FFVL organise le championnat de France de Speed Riding. Si la France est en tête dans le développement de ce sport entre ciel et neige, nul doute qu'il devrait faire des émules dans d'autres pays.