VTT : ces Français qui ont marqué la discipline

Qu'ils évoluent en descente, cross-country ou enduro, leur passion pour les sensations fortes est la même. Focus sur trois des meilleurs ambassadeurs du VTT français.
Le vététiste Julien Absalon en pleine démonstration.

Nicolas Vouilloz

Triple champion du monde junior (1992, 1993, 1994), septuple champion du monde élite (1995, 1996, 1997, 1998, 1999, 2001, 2002) et septuple champion de France, Nicolas Vouilloz possède sans conteste le plus beau palmarès français de la descente en VTT. Une pratique pour le moins risquée bien que reconnue par l'UCI depuis 1993. Surnommé "ET, l'Extraterrestre" par la presse spécialisée, le Niçois possède une dextérité sur deux-roues hors du commun. S'il s'est fait connaître grâce à la descente, Nicolas s'est aussi illustré en BMX, enduro... et même en rallye automobile. Preuve que le Français a toujours carburé à l'adrénaline.

Nicolas Vouilloz, lors de la Coupe de France de descente des Orres, en 1996.
Nicolas Vouilloz, lors de la Coupe de France de descente des Orres, en 1996.

Julien Absalon

Autre vététiste au palmarès monstrueux, Julien Absalon peut s'enorgueillir d'une belle brochette de médailles, dont deux en or olympique (2004 et 2008) et cinq de champion du monde (2004, 2005, 2006, 2007, 2014). Sa discipline phare ? Le cross-country, plus accessible que la descente et l'enduro, mais tout aussi riche en sensations fortes puisqu'il s'agit de franchir un parcours semé d'embûches en un temps limité. Le Lorrain est tout simplement le coureur le plus titré de tous les temps en cross-country, si bien qu'en France personne d'autre que lui n'a été champion depuis 2001.

Julien Absalon, le génie du cross-country.
Julien Absalon, le génie du cross-country.

Fabien Barel

Légende du VTT français, Fabien Barel est, comme Nicolas Vouilloz, originaire de Nice. Et à l'instar de son compatriote, c'est en descente qu'il a fait des étincelles. Sa carrière a démarré sur les chapeaux de roues avec un premier sacre de champion du monde en junior dès 1998, alors qu'il n'avait que 18 ans. Un titre qu'il a remporté à nouveau chez les élites en 2004 et 2005. Le Niçois a finalement pris sa retraite en 2011... pour se lancer dans l'enduro deux ans plus tard. C'est alors qu'il a subi un grave accident, qui a failli lui coûter très cher. Heureusement, Fabien Barel s'en est remis, a repris le guidon et même remporté la finale de l'Enduro World Series 2014.

Fabien Barel, en pleine séance d'entrainement pour le Mountain Bike & World Trials World Championship de 2009.
Fabien Barel, en pleine séance d'entrainement pour le Mountain Bike & World Trials World Championship de 2009.